Vive l'empereur!

Vive l'empereur!

A l'heure où nous rédigeons cette page, la bataille est commencée. Il est 15h15 (6ème tour de jeu) et des combats font rage au sud du Bois Bossu, à Gémioncourt et à Piraumont que les Français viennent d'emporter.
Les différents messages vous informeront régulièrement de l'avancée de la reconstitution en mêlant CR, figurines, Histoire et documentation.
Une règle, deux armées, trois Etats, Quatre Bras, cinq crises de rire à l'heure, six potes et 1500 figurines pour le plaisir de jouer et de partager avec vous...


Bienvenue à Quatre Bras!

mardi 6 mai 2014

Une heure et demie à Quatre Bras, par le Colonel Saxe-Weimar

Il m'est assigné la rude tâche de garder les français à l'écart du Bois du Bossu.  Le Prince Wilhelm ne m'a pas fait part de sa pensée stratégique, mais je suppose qu'il veut ainsi canaliser les français dans la zone létale entre la lisière orientale du bois et l'étang de Materne.

J'ai sous mes ordres trois bataillons d'infanterie de mon Nassau natal, une compagnie de vaillants freiwilliger jager et deux batteries d'artillerie.

Je suis à la fois soulagé et inquiet de voir que les français ont choisi la route de Quatre Bras comme axe principal de leur assaut.  Soulagé car cela épargnera mes hommes, en nette infériorité numérique; inquiet car les français seront alors sur mon flanc, sans grande possibilité d'arrêter leur avance à cause de la route encaissée [NDLR règle de scénario : pas de LOS sur des troupes sur la route de Quatre Bras, sauf si on est soi-même sur la route, ou sur le bord, ou plus haut].

Voici toutefois qu'un coureur me vient des jager, que j'ai positionné derrière les clôtures qui bordent la route secondaire devant ma position.  Les français arrivent aussi devant !  Qu'ils sont nombreux !  Une brigade, au moins, et la rumeur parle d'une division en deuxième échelon.  Heureusement je ne suis pas à mon premier combat.  J'ordonne aux jager de replier en donnant l'échange.  Je ne dois pas gagner la bataille, je dois gagner du temps.  Et sur le champ d'honneur, le temps se gagne par le sang.  Je ne l'ai pas dit à mes hommes, mais ils le savent en leur for intérieur.

Les Français sont impatients d'en découdre : ils chargent !  Quel élan, mais quelle folie !  Le capitaine des jagers montre sa qualité, se replie en bonne ordre et, lorsque les français s'épuisent, leur envoie une décharge de mousqueterie.  Des obscénités en français flottent jusqu'à mes oreilles; les hommes s'esclaffent, c'est bien.

A ma gauche, les batteries de van Bijdevelt et de Stevenart tonnent, l'ennemi est fauché par leurs boulets.  Ach, des dragons se pointent à l'horizon.  L'artillerie est menacée, c'est ma plus grande crainte.  Sinon la cavalerie ne m'inquiète pas outre mesure, le bois n'est pas loin.  Mais que font ces fous ?  Ils chargent, tous sabres dehors !  Ça y'est, nous ressentons tous ce terrible tremblement du sol qui annonce l'arrivée de centaines de cavaliers lancés à plein galop.  Harcelé par les tirailleurs ennemis, l'infanterie de Nassau a déjà payé son tribut, 150 hommes ou plus sont à terre.  Qu'ils tiennent !  Et ils tiennent.  La batterie de Stevenart se sacrifie pour écraser les dragons français sous son puissant tir; les Nassau délivrent un feu efficace.  Les Dragons sont stoppés dans leur élan, mais ils ne manquent pas de courage, car ils suivent les Nassau dans les bois.  Où, finalement, leur élan est épuisé.

Le frère du Bonaparte est sur le champ de bataille, l'une de ses brigades s'étale devant mes positions.  Des bataillons entiers sont déployés en tirailleurs, le combat pour le Bois du Bossu sera acharné.  Il est 15h30, mon aide de camp part au nord quémander des renforts.  La rumeur veuille que les Brunswickois arrivent....


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