Vive l'empereur!

Vive l'empereur!

A l'heure où nous rédigeons cette page, la bataille est commencée. Il est 15h15 (6ème tour de jeu) et des combats font rage au sud du Bois Bossu, à Gémioncourt et à Piraumont que les Français viennent d'emporter.
Les différents messages vous informeront régulièrement de l'avancée de la reconstitution en mêlant CR, figurines, Histoire et documentation.
Une règle, deux armées, trois Etats, Quatre Bras, cinq crises de rire à l'heure, six potes et 1500 figurines pour le plaisir de jouer et de partager avec vous...


Bienvenue à Quatre Bras!

mardi 10 juin 2014

Journal du capitaine Deshailles du 6th d'artillerie de la 5th division


            Nous arrivons sur le champ de bataille de Quatre Bras à 14h00, la division à pour mission d’attaquer sur le flanc droit de l’armée, le Maréchal Ney est avec nous et la confiance est de mise.
            Nous devons nous emparé de Pireaumont avec la brigade Husson et monter jusqu’au ru près de la mare à canard  avec la brigade Campi, elle est soutenue par la 2ème brigade de cavalerie du général Wathier.
            15h15, Pireaumont est prise sous les hourra et les coalisés fuient, les pertes son mineur pour le moment et nous recevons de nouveaux ordres, de nous diriger vers le pont. Pour ma part notre artillerie doit prendre position près de la mare à canard.
            16h00, Tout ne se passe pas comme prévu, la brigade Campi envoie deux bataillons charger le vallon tenu par un bataillon ennemi près de Quatre bras, ils sont repoussés et nous perdons de nombreux soldats. La préparation d’artillerie n’ayant pas eu lieu avant à tendance à agacer le maréchal Ney.
            16h30, mon artillerie prend position et commence à faire feu sur les lignes adverses et décime des dizaines d’hommes qui commencent à se replier pour être hors d’atteinte. Nous nous apercevons également que 2 bataillons de la brigade Husson s’étaient égarés au milieu de nous et commencent à se rediriger vers la brigade Husson qui se trouve devant Pireaumont.
            La cavalerie de la Garde déjà sur le front depuis une heure fonce soutenir la brigade Husson qui se trouve mal en point. En effet deux bataillons de tirailleur un peu trop hardis se retrouvent en déroute suite à une charge de cavalerie.
            16h45, alors que l’aile droite suite à des erreurs se retrouve en difficulté la Garde (lanciers rouges) charge un régiment de 14 hussards, le met en déroute et fait de grosse perte dans ses effectifs.

Pendant ce temps, le repli sur les vallons permet à la brigade Campi et à mon artillerie de commencer un mouvement pour passer le ru.

mercredi 7 mai 2014

Lettre du Luitenant-kolonel Jan Willem Grunebosch, commandant du 27th dutch jager

Ma douce, 
Il est 15h30, nous combattons depuis 1h30 maintenant.
Je t'écris ces quelques lignes pendant une brève accalmie. Mon bataillon a été chargé par le General-Major Bylandt d'occuper et de tenir fermement Pireaumont. J'imagine que nous devions servir à attirer le flanc droit de l'ennemi pour que celui-ci ne puisse pousser jusqu'à la chaussée.
Mes hommes étaient confiants au vu de la position fortifié que nous occupions. Mais lorsque nous avons vu surgir les premières colonnes ennemies, j'ai senti la peur et le doute s''installer au sein de la troupe. Comment notre bataillon allait-il pouvoir à lui seul tenir tête à quatre bataillons français soutenues par une batterie d'artillerie. Malgré cela, chacun était résolu à accomplir son devoir....
Après une forte canonnade et des échanges de mousqueterie qui nous firent peu de mal, nous dûmes supporter la charge furieuse de deux bataillons. Au contact de ses valeureux guerriers qui ont parcouru l'Europe, mes hommes ont commencé à plier. J'avais beau courir de droite et de gauche pour reformer la ligne, nous fûmes chasser de la ferme fortifiée dès le premier assaut.....
Sous la pression, j'ordonnais un repli par échelon, mais certaines compagnies commençaient à montrer de fort signe de faiblesse, nous réussîmes malgré tout à nous replier en perdant toute cohésion, mais pas un de mes hommes n'a fui, ce qui me permet d'affirmer que l'honneur du 27eme est sauf.
Nous avons entrepris à l'heure ou je rédige ces lignes, un repli le temps de nous reformer. J'ai malheureusement dû laisser environ 70 hommes tués, blessés ou disparus. Nous n'avons plus qu'à prier pour leurs saluts.
Willem,


Situation à Pireaumont à 14h00
 L'avancée dela 5° division française, sous les ordres du Général Bachelu. Ce dernier envoie la 1° brigade, commandé par le Général Husson prendre Pireaumont, aidée en cela par l'artillerie divisionnaire.
 La charge furieuse des deux bataillons de ligne de la brigade....
 Après un combat bref mais sanglant, les français prennent pied dans la cour.....Le 27th dutch est forcé de quitter la place.
Situation à 15h15, la ferme est jonchée de centaines d'agonisant, pour la plus part allemands, les quelques français tombés sont au pied de la palissade....(On dénombre 20 français hors de combat contre 70 allemands).

mardi 6 mai 2014

Vers 14h30/15h00, rapports du Colonel Best et du général Van Merlen près de Quatre Bras.

Rapport du colonel Best

Hanovrien de la landwehr de Neumann
Je débouche avec mes quatre bataillons de landwehr hanovrienne en direction du sud, les colonnes marchent d'un bon pas à travers les seigles. Les mines sont résolues, mais les regards se croisent à l'écoute des détonations qui résonnent de derrière les vallons.

Les corps sont fatigués par l'intense marche qui se poursuit en direction des zones de combat supposés, 1000 mètres droit devant.
Où est l'ennemi? Surgira-t-il de derrière des plis de terrain ou d'un bosquet?
Heureusement, sur la gauche, nous distinguons de longues colonnes rouges qui pénètrent dans Quatre Bras. Nous sommes bien épaulés!
Il est indispensable que je puisse prendre position le long de la chaussée qui s'étire de Nivelles à Namur, Picton m'en a donné l'ordre impératif.
Une masse de cavaliers apparait sur la route. Je scrute la colonne, ils sont des nôtres!

Pensées du général Van Merlen
Général Van Merlen
Le général Picton m'a ordonné de traverser Quatre Bras en direction de Namur. Je crains le pire au carrefour car il y a au moins une division anglaise qui s'apprête à pénétrer dans le bourg, il s'agit des brigades de Kempt et de Pack. Best et ses vieux soldats sont certainement plus loin, à l'Est,  derrière la chaussée.
Mes escadrons de hussards et de dragons légers n'ont pas l'allant des hommes que j'ai commandé au sein des armées de la République ou de l'Empire. Ils n'arrivent pas non plus à la cheville des Chevau-légers lanciers de la Garde impériale que j'ai eu l'honneur de commander avant de devenir général de brigade au sein de la grande armée.
Je leur fait néanmoins confiance, l'empereur est maintenant l'ennemi, nous combattons pour notre souverain Guillaume d'Orange et nous défendons notre patrie.
La traversée de Quatre Bras s'effectue sans difficulté, Picton a fait le nécessaire et les unités trouvent chacune leur place dans l'ordre de marche. Nous pouvons donc foncer vers l'Est alors que le bruit des combats se rapprochent au sud et que nous croisons les premiers blessés ensanglantés et hagards.

Tiens des colonnes au nord! Ce doit être le colonel Best. Notre mouvement est décidément une vraie horlogerie. Pour combien de temps?

*****

Une heure et demie à Quatre Bras, par le Colonel Saxe-Weimar

Il m'est assigné la rude tâche de garder les français à l'écart du Bois du Bossu.  Le Prince Wilhelm ne m'a pas fait part de sa pensée stratégique, mais je suppose qu'il veut ainsi canaliser les français dans la zone létale entre la lisière orientale du bois et l'étang de Materne.

J'ai sous mes ordres trois bataillons d'infanterie de mon Nassau natal, une compagnie de vaillants freiwilliger jager et deux batteries d'artillerie.

Je suis à la fois soulagé et inquiet de voir que les français ont choisi la route de Quatre Bras comme axe principal de leur assaut.  Soulagé car cela épargnera mes hommes, en nette infériorité numérique; inquiet car les français seront alors sur mon flanc, sans grande possibilité d'arrêter leur avance à cause de la route encaissée [NDLR règle de scénario : pas de LOS sur des troupes sur la route de Quatre Bras, sauf si on est soi-même sur la route, ou sur le bord, ou plus haut].

Voici toutefois qu'un coureur me vient des jager, que j'ai positionné derrière les clôtures qui bordent la route secondaire devant ma position.  Les français arrivent aussi devant !  Qu'ils sont nombreux !  Une brigade, au moins, et la rumeur parle d'une division en deuxième échelon.  Heureusement je ne suis pas à mon premier combat.  J'ordonne aux jager de replier en donnant l'échange.  Je ne dois pas gagner la bataille, je dois gagner du temps.  Et sur le champ d'honneur, le temps se gagne par le sang.  Je ne l'ai pas dit à mes hommes, mais ils le savent en leur for intérieur.

Les Français sont impatients d'en découdre : ils chargent !  Quel élan, mais quelle folie !  Le capitaine des jagers montre sa qualité, se replie en bonne ordre et, lorsque les français s'épuisent, leur envoie une décharge de mousqueterie.  Des obscénités en français flottent jusqu'à mes oreilles; les hommes s'esclaffent, c'est bien.

A ma gauche, les batteries de van Bijdevelt et de Stevenart tonnent, l'ennemi est fauché par leurs boulets.  Ach, des dragons se pointent à l'horizon.  L'artillerie est menacée, c'est ma plus grande crainte.  Sinon la cavalerie ne m'inquiète pas outre mesure, le bois n'est pas loin.  Mais que font ces fous ?  Ils chargent, tous sabres dehors !  Ça y'est, nous ressentons tous ce terrible tremblement du sol qui annonce l'arrivée de centaines de cavaliers lancés à plein galop.  Harcelé par les tirailleurs ennemis, l'infanterie de Nassau a déjà payé son tribut, 150 hommes ou plus sont à terre.  Qu'ils tiennent !  Et ils tiennent.  La batterie de Stevenart se sacrifie pour écraser les dragons français sous son puissant tir; les Nassau délivrent un feu efficace.  Les Dragons sont stoppés dans leur élan, mais ils ne manquent pas de courage, car ils suivent les Nassau dans les bois.  Où, finalement, leur élan est épuisé.

Le frère du Bonaparte est sur le champ de bataille, l'une de ses brigades s'étale devant mes positions.  Des bataillons entiers sont déployés en tirailleurs, le combat pour le Bois du Bossu sera acharné.  Il est 15h30, mon aide de camp part au nord quémander des renforts.  La rumeur veuille que les Brunswickois arrivent....


lundi 5 mai 2014

Le champs de bataille en 3D

Une fois les cartes de Quatre-Bras analysées, nous nous sommes rendu compte qu'à l'échelle choisie, la table serait assez vaste. Nous avons donc choisi de scinder celle-ci en deux afin de pouvoir avoir accès au centre du champs de bataille. 
Celui-ci étant compris dans un rectangle d'environ 2 km 400 sur 3 km 600, cela donne une table de 2 m 40 sur 3 m 60.

Sur cette première partie, on peut voir la route  qui mène à Charleroi, la ferme fortifié Gemioncourt a gauche, la ferme de Grand-Pirrepont au fond à droite. Au centre du plan, qui barre la table, le bois du Bossu et les quelques vallons (représenté par des collines qui n'apportent aucun bonus mais cachent les troupes comme un obstacle linéaire) du côté allié.

Sur cette seconde partie, on peut apercevoir Pireaumont à l’extrême gauche, la rivière qui forme le petit lac et la route qui mène aux Quatre-Bras.
 Le champs de bataille est choisi....Le sang peut commencer à couler.......